C'est la phrase que nous entendons le plus souvent : « J'ai payé un site il y a trois ans, il est beau, mais il ne m'apporte aucun client. » Dans la quasi-totalité des cas, le problème n'est ni le design ni le prestataire d'origine. C'est que personne n'a jamais vérifié si Google pouvait lire le site, et que personne n'a mesuré quoi que ce soit depuis.
La bonne nouvelle, c'est que vous n'avez besoin de personne pour poser le diagnostic de départ. Trois tests gratuits, dix minutes, et vous saurez si votre site souffre d'un problème de visibilité ou d'un problème de contenu. Ce sont deux maladies différentes, avec deux traitements différents.
Test n°1 : Google connaît-il seulement vos pages ?
Tapez dans Google : site:votredomaine.com (sans espace après les deux-points). Le moteur affiche alors toutes les pages qu'il a indexées. Si le nombre vous paraît ridiculement bas — trois pages alors que votre site en compte quarante — vous tenez déjà votre réponse. Vos pages existent, mais Google ne les a jamais enregistrées. Aucun contenu, aussi bon soit-il, ne vous servira tant que ce point n'est pas réglé.
Si aucune page ne remonte, c'est plus grave et plus fréquent qu'on ne le croit : le site est peut-être bloqué à l'indexation depuis sa mise en ligne. Cela arrive quand un développeur oublie de retirer le blocage qui protégeait la version de test. Des sites entiers restent invisibles pendant des années pour cette seule raison.
Un site invisible n'est pas un site raté : c'est souvent un site que personne n'a jamais fini de mettre en ligne.
Test n°2 : votre site est-il utilisable sur la connexion de vos clients ?
Ouvrez PageSpeed Insights, entrez votre adresse, et regardez l'onglet mobile, pas l'onglet ordinateur. Vos visiteurs sont sur téléphone, souvent en 4G irrégulière. Si le score mobile est en dessous de 50, vous perdez une part importante de vos visiteurs avant même l'affichage de la page.
Attention au piège : votre site vous paraît rapide parce que vous le consultez depuis le wifi du bureau, et parce que votre navigateur en garde une copie en mémoire. Le prospect qui vous découvre pour la première fois, lui, télécharge tout. Si votre page pèse 8 Mo, il attend, puis il repart.
Test n°3 : répondez-vous à ce que les gens tapent réellement ?
Tapez la requête que taperait votre client, pas le nom de votre entreprise — il vous trouvera de toute façon. Un dirigeant ne cherche pas « Cabinet Untel » : il cherche « cabinet comptable Bobo-Dioulasso ». Si vous n'apparaissez nulle part sur cette requête-là, votre site parle de vous, pas à vos clients.
C'est la nuance qui change tout, et c'est celle que la plupart des sites ratent : une page doit répondre à une intention de recherche, pas décrire la façon dont vous organisez votre offre en interne.
Les quatre causes qui reviennent dans presque tous les audits
- Des pages sans titre distinct : Google ne sait pas laquelle proposer, donc il n'en propose aucune.
- Des images non compressées : elles font tout le poids de la page et font fuir les visiteurs mobiles.
- Un site vitrine figé : trois pages, aucune mise à jour depuis deux ans, rien de neuf à indexer.
- Aucune mesure : ni Search Console, ni analytics, donc aucune idée de ce qui fonctionne ou non.
Aucune de ces causes n'est fatale, et la plupart se corrigent en quelques jours. Ce qui coûte cher, ce n'est pas la réparation : c'est le temps passé à ignorer qu'il y avait un problème. Si les trois tests ci-dessus vous ont donné de mauvaises nouvelles, vous savez maintenant par où commencer, et vous pouvez le faire exécuter par n'importe quel prestataire compétent, y compris le vôtre.
